« Taratata » revient sur France 2

Delphine Ernotte, la présidente de France Télévision, a annoncé sur France Inter, le retour de l’émission musicale présentée par Nagui sur la chaîne publique.

Invitée dans la matinale de Patrick Cohen, la présidente de France Télévision a confié que la 500e de « Taratata », allait être diffusée en prime time.

« Nous avons décidé d’avoir la 500e de « Taratata » en première partie de soirée sur France 2, avec Nagui. La première lettre que j’ai reçue en tant que présidente de France Télévisions, c’était celle d’une téléspectatrice qui me disait, remettez « Taratata ». Donc voilà ! Après il y aura une émission en deuxième partie de soirée », a expliqué Delphine Ernotte.

La 500e sera filmée au Zénith et diffusée le 20 octobre. Selon le site spécialisé Ozap, les profits réalisés lors de cette soirée seront reversés à la Ligue contre le cancer.

Créée en 1993, l’émission, dont la dernière diffusion remonte à 2013, reviendra ensuite une fois par mois, en deuxième partie de soirée.

Réfugiés: un timide sursaut à confirmer

Après le choc planétaire de la photo du bambin syrien échoué sur une plage turque suivi de l’appel franco-allemand à « la solidarité de tous« , l’Union Européenne parviendra-t-elle à apporter enfin une réponse à la hauteur des enjeux d’une crise migratoire majeure encore appelée à s’accentuer ? Rien n’est moins sûr, tant les « 28 » restent divisés sur le partage du fardeau que le tandem Hollande-Merkel veut leur imposer via un système de quotas d’accueil qui n’ose même pas dire son nom. Alors que des migrants se noyaient encore hier au large de la Libye et que des milliers d’autres tentaient de fuir le chaos hongrois, la concrétisation du sursaut européen risque encore de se faire attendre sur fond d’égoïsme et de calculs politiques nationaux.

L’Europe parviendra sans doute à créer ses « hotspots », ces centres d’accueil en amont permettant de faire le tri entre les réfugiés fuyant les guerres et des migrants économiques jugés indésirables. Mais c’est bien la dimension politique de la question migratoire qui déterminera, pays par pays, l’engagement réel de l’Union européenne pour faire face à cette catastrophe humanitaire. Le cas français est ainsi révélateur des calculs et des prudences qui ont conduit l’Europe à sa mise en échec.

La droite a beau jeu de moquer le « virage à 180° » de François Hollande, hier opposé aux quotas proposés par Merkel et aujourd’hui promoteur d’un « mécanisme (européen) permanent et obligatoire de répartition et de relocalisation » des réfugiés. Mais que dire du silence de Nicolas Sarkozy envoyant son lieutenant Brice Hortefeux réaffirmer son opposition aux quotas au risque de se mettre à dos son « amie Angela », et des avis divergents exprimés à la tête du parti Les Républicains ? La photo d’un enfant syrien a suscité un sursaut européen qui reste à confirmer concrètement dans l’urgence et sur le moyen terme avec la mise en place d’un droit d’asile européen. En France, le sursaut attendu doit aussi passer par une « dédiabolisation » des questions migratoires qui est loin d’être évidente après des décennies de surenchères alarmistes.

Centrafrique : une enquête pour viol ouverte contre un soldat français

La justice française a ouvert ce vendredi une enquête préliminaire après des accusations d’une jeune femme centrafricaine, qui a affirmé avoir été violée dans son pays par un soldat français à l’été 2014, a annoncé une source judiciaire.

Ouverte pour viol par personne usant de son autorité, cette enquête a été confiée à la gendarmerie prévotale, la force chargée des enquêtes concernant les forces militaires françaises engagées à l’étranger. Cette décision fait suite à un signalement des faits présumés par le ministère de la Défense, alerté par les Nations unies.

«Le Haut Commissariat des Droits de l’Homme aux Nations unies a transmis la note verbale détaillant les allégations visant un soldat de la force Sangaris en Centrafrique, a indiqué le ministère dans un communiqué. Dès réception de ces éléments, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a immédiatement saisi le parquet de Paris en vertu de l’article 40 du Code de procédure pénale».

«La jeune fille, probablement en fin d’adolescence au moment des faits allégués, a donné naissance à un enfant en avril», avaient précisé les services du Haut commissaire dans un communiqué publié à Genève. Les faits se seraient produits il y a environ un an et le personnel des Nations Unies en République centrafricaine (RCA) en a été informé le 30 août.

Une affaire de plus

La France enquête déjà sur des accusations d’abus sexuels sur des enfants en Centrafrique entre décembre 2013 et juin 2014. Ces allégations, révélées en avril par le quotidien britannique The Guardian, visent notamment 14 soldats français. Les enfants, âgés de huit à 13 ans, auraient également été violés par des soldats du Tchad et de Guinée équatoriale.

Autre scandale touchant l’armée, deux soldats des forces spéciales françaises soupçonnés d’attouchements de deux petites filles au Burkina Faso ont été immédiatement suspendus et transférés en juillet en France où l’un des deux a été mis en examen, sur la foi d’images vidéo.

Le petit garçon syrien noyé enterré avec sa famille à Kobané

Beyrouth – Le petit garçon syrien noyé sur une plage turque a été enterré vendredi avec son frère et sa mère dans une atmosphère de grande émotion dans leur ville de Kobané, dans le nord de la Syrie, a affirmé à l’AFP un témoin.

L’enterrement a eu lieu en présence de centaines de personnes. Tout le monde était triste et en pleurs, a affirmé Mustefa Ebdi, un journaliste originaire de la ville, située à la frontière syro-turque.

Abdallah Shenu, père du petit Aylan, 3 ans, est encore en état de choc, selon M. Ebdi. Lors de l’éloge funèbre il a dit qu’il était le seul responsable de ce qui s’est passé et qu’il ne blâmait personne, a ajouté le journaliste.

Les trois victimes ont été enterrées dans le mausolée consacré aux martyrs de Kobané.

Le père a, à cette occasion, souligné que son fils était parmi les nombreux morts du conflit en Syrie et appelé à trouver une solution à la tragédie dans ce pays, selon M. Ebdi.

A quoi me sert la solidarité du monde? J’ai perdu ce que j’ai de plus cher, a-t-il encore dit selon ses propos rapportés par le journaliste.

Le corps du petit Aylan a été découvert mercredi gisant sur une plage de la station balnéaire de Bodrum en Turquie. Non loin, celui de son frère Ghaleb, 4 ans (BIEN 4 ans), et de leur mère Rihana morts noyés avec neuf autres réfugiés syriens qui tentaient de rallier l’île grecque de Kos, comme des milliers d’autres avant eux. Leurs deux petites embarcations avaient coulé.

Incendie meurtrier à Paris : le suspect présenté à un juge

L’homme soupçonné d’être à l’origine de l’incendie qui a fait huit morts mercredi à Paris, a été conduit ce samedi au palais de justice en vue d’une possible mise en examen.

Un homme de 36 ans doit être présenté samedi à un juge d’instruction qui pourrait le mettre en examen pour l’incendie qui a fait huit morts mercredi à Paris, sinistre le plus grave dans la capitale depuis 2005. Présenté par des sources proches du dossier comme un marginal ayant des antécédents psychiatriques, cet homme a nié les faits durant sa garde à vue. Il avait été interpellé mercredi à proximité du lieu du drame, survenu quelques heures auparavant, dans la nuit, rue Myrha, dans le nord de la capitale.

Au terme d’une garde à vue interrompue par une admission jeudi à l’infirmerie psychiatrique de la préfecture de police, il a été déféré au parquet à la mi-journée dans une enquête ouverte pour destruction et dégradation par incendie ou moyen dangereux ayant entraîné la mort de huit personnes. Quatre autres ont été blessées. Le parquet a requis son placement en détention.

Il avait été interpellé en possession d’une bougie et d’un briquet non loin de cet immeuble d’un quartier populaire de Paris. Selon une source proche du dossier, les enquêteurs disposent d’images de vidéosurveillance le montrant passant près du bâtiment à plusieurs reprises la nuit du sinistre. On ne le voit toutefois pas entrer dans l’immeuble, selon cette source.

La piste criminelle a été privilégiée d’emblée par les policiers dans cette enquête confiée à la brigade criminelle de la police judiciaire. En cause, deux départs de feu successifs, à deux heures d’intervalle dans la nuit de mardi à mercredi, dans ce même immeuble. Le feu s’est déclaré au rez-de-chaussée avant de se propager dans la cage d’escalier. En 2005, Paris avait été endeuillée par une vague d’incendies qui avaient fait une cinquantaine de morts. Les plus meurtriers avaient été celui de l’hôtel Paris-Opéra (24 morts, dont 11 enfants) en avril et celui du boulevard Vincent-Auriol (17 morts, dont 14 enfants) en août.

François Hollande envisagerait des frappes contre l’Etat islamique en Syrie

Selon «Le Monde», les derniers développements de la crise migratoire en Europe auraient poussé le chef de l’Etat à évoluer sur le sujet, alors qu’il écartait jusqu’alors toute initiative de ce genre.

Selon Le Monde, François Hollande envisage de plus en plus sérieusement de lancer des frappes contre le groupe Etat islamique en Syrie, une option jusqu’alors fermement écartée par l’Elysée. «Le sujet a été abordé lors d’un conseil restreint de défense réuni par le président François Hollande, vendredi 4 septembre au matin, sur la crise syrienne», écrit le journal.

Toujours selon Le Monde, il s’agirait d’abord d’effectuer «des vols de reconnaissance et de renseignement», et éventuellement de viser les zones totalement contrôlées par l’Etat islamique, afin d’éviter les dommages collatéraux.

Le président de la République, qui limitait jusqu’alors l’intervention française contre l’Etat islamique à une participation à la coalition menée par les Etats-Unis en Irak, aurait évolué sur le sujet en raison de la crise migratoire actuelle. Les nombreux Syriens qui viennent se réfugier en Europe fuient l’Etat islamique.

Il y a un an, la France avait livré des armes à des rebelles syriens pris en tenaille entre l’Etat islamique et la répression du régime de Bachar al-Assad, mais le chef de l’Etat ne voulait pas aller plus loin, afin justement de ne pas donner le beau rôle à al-Assad.

6.500 migrants arrivés en Autriche depuis la Hongrie

L’Autriche et l’Allemagne ont accepté toutes les deux de recevoir les milliers de migrants partis vendredi à pied de la gare de Budapest, au vu de la «situation d’urgence». L’Allemagne attend jusqu’à 7.000 réfugiés ce samedi sur son sol.

«Ca y est, on est en Autriche?» Sales, épuisés mais joyeux, 4.000 hommes, femmes et enfants, souvent venus de pays en guerre, ont enfin pu quitter la Hongrie peu accueillante, traversant la frontière à pied, sous la pluie, de nuit. Ces estimations sont celles communiquées par la police.

La nouvelle était tombée vendredi soir: l’Autriche et l’Allemagne, au vu de la «situation d’urgence», acceptent de recevoir les milliers de migrants échoués en Hongrie. La situation devenait intenable pour les autorités hongroises débordées: plus de 50.000 migrants sont arrivés pour le seul mois d’août en Hongrie. Une centaine de bus ont donc été mobilisés pour acheminer les infortunés vers l’Autriche, et pour certains ensuite l’Allemagne, espoirs d’un avenir meilleur. La police allemande s’attend à ce qu’entre 5.000 et 7.000 réfugiés en provenance de Hongrie arrivent dans la journée de samedi via l’Autriche.

Le chef de la diplomatie autrichienne a dans la foulée appelé samedi l’Union européenne à ouvrir les yeux».«Bien que, Dieu merci, ce problème ait pu être résolu d’une façon humanitaire hier soir (vendredi), il faut ouvrir les yeux sur à quel point c’est le bazar en Europe en ce moment», a déclaré le ministre Sebastian Kurz en arrivant à une réunion de l’UE à Luxembourg. «J’espère que cela va réveiller» les dirigeants européens car «cela ne peut pas continuer comme ça», a-t-il ajouté.

Dans la soirée vendredi, la gare de Budapest-Keleti a résonné d’une déclaration en arabe, hurlée au mégaphone: «Le gouvernement hongrois met à votre disposition des cars gratuits pour vous emmener à la dernière ville avant la frontière» autrichienne. Remue-ménage dans la «zone de transit», labyrinthe sale et chaotique d’abris de fortune installé dans le hall de la gare, foyer de milliers de migrants et de réfugiés de Syrie, d’Afghanistan, du Pakistan, d’Irak et d’une cinquantaine d’autres pays. Certains y ont passé des jours, d’autres des semaines. «Prenez toute votre nourriture et votre eau, il n’y aura rien dans les bus», dit l’homme au mégaphone.

Equipe de France : Fekir, blessé, va être privé de terrain plusieurs mois

L’association tant attendue de Nabil Fekir avec Karim Benzema lors du match amical de l’équipe de France de football contre le Portugal n’a pas porté ses fruits ce vendredi soir.

Mais il y a plus grave pour l’étoile montante du football français : l’attaquant lyonnais, qui s’est blessé dès la 13e minute pour sa première titularisation avec les Bleus, a été victime d’une rupture des ligaments croisés du genou droit, qui pourrait le tenir éloigné des terrains pour 5 à 6 mois.

Terrible 13e minute que celle vécue par Fekir au stade Alvalade de Lisbonne, où, posté côté droit,  son genou droit, a lâché sur un appui anodin dans l’attente de recevoir un ballon de contre. L’attaquant s’est blessé tout seul en reculant à la réception d’un ballon sur le bord de touche. Il avait déjà paru se faire mal à ce genou sur une précédente action.

Le banc français placé au premières loges ne s’y est pas trompé en se levant comme un seul homme après sa chute en arrière. La blessure a semblé sérieuse. Et il n’a pas fallu beaucoup de temps à Didier Deschamps pour demander au madrilène Antoine Griezmann d’ôter son survêtement, tandis que Fekir était évacué sur une civière.

Titulaire pour la première fois en cinq sélections avec les Bleus, le jeune Lyonnais de 22 ans avait jusqu’à sa blessure connu une entame quelque peu anodine, notamment dans son association tant attendue avec Karim Benzema, dans un 4-4-2 où les Bleus avaient dans l’ensemble du mal à se trouver.

«C’est une grosse tristesse pour Nabil, son club, nous» a déclaré Didier Deschamps. «Ce sont des choses qui peuvent arriver à l’entraînement, en compétition. Là, c’est arrivé au bout de 13 minutes. On pense fort à lui, il aura besoin de courage pour revenir et il reviendra. Ce sont de circonstances de jeu mais c’est regrettable, très triste. Qu’il prenne le temps de revenir.».

Quatre passeurs présumés poursuivis en Turquie après la mort du petit Aylan Kurdi

La justice turque a poursuivi et écroué quatre passeurs présumés vendredi 4 septembre, après le naufrage qui a causé la mort de douze migrants, dont le petit Aylan dont la photo du corps sans vie échoué sur une plage turque a ému le monde entier.

Ces quatre personnes, âgées de 30 à 41 ans et de nationalité syrienne, ont été formellement accusées par un tribunal de la station balnéaire turque de Bodrum d’homicides involontaires et de « trafic d’immigrants ». Ils ont été placés en détention jusqu’à leur procès, a précisé le quotidien turc Hürriyet.

Aylan, son frère Ghaleb, 5 ans, et sa mère Rihanna, tous victimes du même naufrage ont été enterrés vendredi dans la ville kurde de Kobané, au nord de la Syrie, qu’ils avaient quitté pour se réfugier en Turquie après la dernière offensive du groupe djihadiste Etat islamique (EI) au mois de juin.

L’un des plus courts passages vers l’Europe

Depuis plusieurs mois, un nombre croissant de migrants, pour l’essentiel des Syriens, des Afghans ou des Africains, tentent de traverser dans des conditions périlleuses la mer Egée pour rejoindre les îles grecques, portes d’entrées de l’Union européenne (UE).

Entre Bodrum et l’île de Kos, les candidats à l’exil payent plus de 1 000 dollars (900 euros), pour l’un des plus courts passages maritimes entre la Turquie et l’Europe. Les autorités turques affirment avoir porté secours à plus de 42 000 migrants au large de leurs côtes depuis le début de l’année 2015.

Pollution. Paris ferme ses portes aux vieux poids lourds

Depuis le 1er septembre, camions et autocars de plus de 14 ans s’exposent à une amende s’ils circulent dans Paris intra-muros, entre 8 h et 20 h, tous les jours.

Paris c’est fini. En tout cas pour les véhicules de 3,5 t et plus, entrés en circulation avant octobre 2001. L’interdiction s’applique entre 8 h et 20 h, sept jours sur sept. Une importante opération de police a eu lieu mardi matin sur la place de la Nation. Les premières amendes ont été dressées.
35 € d’amende

La mesure s’inscrit dans le plan de lutte contre la pollution de l’air à Paris. Annoncée en janvier, elle est entrée en vigueur le 1er juillet mais n’était jusqu’alors pas sanctionnée. Depuis ce matin, les conducteurs contrevenants s’exposent à une amende de 35 € et sont invités à faire demi-tour pour rejoindre le périphérique.

Les particuliers bientôt concernés

Cette première zone de circulation restreinte (ZCR) « concerne 7 à 10 % des véhicules en circulation, soit plusieurs milliers de camions et 200 autocars », selon Christophe Najdovski, adjoint (EELV) aux transports à la mairie de Paris.

Les restrictions concerneront, dès l’été prochain, les particuliers propriétaires de véhicules, essence ou diesel, mis en service avant le 1er janvier 1997. Cela s’appliquera aussi aux deux-roues motorisés, mis en circulation avant juin 2000. La mesure prendra effet uniquement en semaine.

Le périmètre d’interdiction pourra grandir et atteindre les communes de la future métropole de Paris. Des discussions seront engagées en 2017, d’après Christophe Najdovski.